Ferrari "très inquiet" des pneus pendant la course

Déterminé à n'effectuer qu'un seul arrêt au Grand Prix du Qatar, Ferrari a redouté la crevaison pour Carlos Sainz et Charles Leclerc.

Ferrari "très inquiet" des pneus pendant la course

La performance de la Scuderia Ferrari au Grand Prix du Qatar est certes moins impressionnante que celles de la tournée américaine, lors de laquelle 55 points ont été récoltés en trois courses, mais le Cheval cabré a de nouveau atteint son objectif à Losail en prenant de nouvelles longueurs d'avance sur McLaren au championnat constructeurs.

Carlos Sainz s'est chargé de mener les efforts de la Scuderia. Le pilote espagnol avait fait sensation lors des qualifications en utilisant des pneus mediums, moins performants que les tendres mais plus endurants, pour se hisser en Q3. Toutefois, l'Espagnol a "probablement" regretté d'avoir pris le départ avec les enveloppes jaunes car "au final, elles ont eu la même durée de vie que les tendres".

"Nous sommes partis avec des mediums usés, nous avons atteint le 28e tour, ce qui dépassait l'objectif", a révélé le pilote Ferrari. "Il a fallu être très précautionneux avec les pneus parce que nous ne savions pas à quoi nous attendre et nous avons vu [dimanche] qu'il pouvait y avoir des problèmes avec les pneus. Ce n'était pas très amusant car j'ai sous-piloté et j'ai dû gérer. Dans les 10 ou 15 derniers tours, il restait beaucoup de vie dans les pneus donc j'ai pu attaquer. Le rythme était bon mais je n'ai pas pu le montrer durant toute la course."

Le stress subi par les pneus à Losail, en particulier à l'avant gauche, avait dissuadé certains de ne faire qu'un seul arrêt, le risque de crevaison étant trop important. D'autres, dont Ferrari avec ses pilotes, ont malgré tout tenté de rallier l'arrivée en ne s'immobilisant qu'une fois. Mais en procédant ainsi, la Scuderia s'est mise toute seule dans l'embarras. Le dernier relais de Sainz et Leclerc a été scruté avec attention car, selon l'Espagnol, "le [pneu] avant gauche vibrait énormément"

"C'était vraiment difficile avec les pneus, on a toujours été très inquiet", a déploré l'Espagnol, ajoutant : "Nous avons été très conservateurs avec les pneus. Nous redoutions [la stratégie] à un arrêt et la possibilité d'avoir une crevaison. Mais nous avons bien piloté et nous avons pu voir l'arrivée avec un seul arrêt. Avec le recul, nous aurions pu attaquer davantage et avoir un meilleur rythme mais nous avons récolté des points quand d'autres ont commis des erreurs, donc ça va."

De son côté, Charles Leclerc a pu sauver les meubles en remontant jusqu'à la huitième place après un samedi cauchemardesque, marqué par la casse de son châssis et une élimination en Q2. "Le feeling était bien meilleur [ce dimanche]", s'est réjoui le Monégasque.

"La course était difficile, surtout lors du premier relais. On partait 13e, derrière un groupe de voitures. Ensuite, sur le second relais, je me suis retrouvé avec le champ libre et j'ai du adopter un bon rythme même s'il fallait gérer les pneus. Le rythme était là, c'est juste dommage d'être parti si loin. J'espère que nous mettrons tout bout à bout, qualifications et course, pour les deux dernières courses. Évidemment, je ne suis pas très heureux de finir huitième."

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