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Gasly a triomphé malgré des pneus "complètement morts"

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Pierre Gasly a remporté une étonnante victoire au Grand Prix d'Italie, avec une certaine réussite mais également au prix d'une belle performance sur le circuit de Monza.

Quatre dixièmes de seconde. C'est l'écart qui séparait Pierre Gasly et Carlos Sainz sur la ligne d'arrivée du Grand Prix d'Italie, à l'issue d'une lutte pour la victoire assurément inédite et imprévisible. Jamais une arrivée n'avait été si serrée depuis dix ans, fruit d'un écart qui s'est progressivement réduit jusqu'au dernier tour entre les deux hommes.

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La présence de Sainz aux avant-postes n'était pas une surprise en réalité, il y était depuis le début du week-end et s'était qualifié troisième sur la grille ; il a même longtemps occupé la deuxième place derrière un intouchable Lewis Hamilton.

Or, les incidents de course ont tout chamboulé : lorsque Kevin Magnussen a immobilisé sa Haas à proximité de l'entrée des stands, celle-ci a été déclarée fermée et la voiture de sécurité a neutralisé la course, permettant à ceux qui s'étaient déjà arrêtés – Pierre Gasly leur leader – de rattraper leur retard.

"Une fois que je suis sorti des stands, quand j'ai vu le panneau Safety Car, j'ai dit à la radio : 'C'est une blague ? On est rentrés au stand au pire moment possible !'", relate le pilote AlphaTauri. "[L'équipe] m'a dit que l'entrée des stands était fermée, et en fait, c'était une décision très chanceuse." Les autres pilotes ont effectivement rétrogradé derrière Gasly et les Alfa Romeo une fois la pitlane ouverte. "Nous n'aurions jamais pu prévoir ça, nous avions un ange gardien. C'était un tournant, clairement."

Un tournant, d'autant que Lewis Hamilton, toujours leader, allait être pénalisé d'un stop-and-go de dix secondes pour être rentré au stand quand la pitlane était fermée : il était ainsi écarté de la course à la victoire. Mais c'est alors que le drapeau rouge a été agité en raison du violent accident de Charles Leclerc à la sortie de la Parabolica : Lance Stroll avait ainsi l'opportunité de changer de pneus alors qu'il ne s'était pas encore arrêté. Deuxième derrière Hamilton, le Canadien a toutefois complètement raté son second départ.

Lewis Hamilton, Mercedes F1 W11 Pierre Gasly, AlphaTauri AT01, Kimi Raikkonen, Alfa Romeo Racing C39 et Lance Stroll, Racing Point RP20 au deuxième départ

Gasly s'est ainsi retrouvé en tête avec 27 tours à parcourir sur le même train de pneus. Lui aussi a profité du drapeau rouge pour passer de ses gommes dures, qui n'avaient fait que sept tours, aux mediums ; Sainz, en revanche, avait déjà chaussé son unique train de mediums quatre boucles avant l'interruption, et McLaren a décidé de le conserver pour le reste de l'épreuve. Étant donné que la course était neutralisée par le Safety Car avant le drapeau rouge, la différence d'usure était probablement très minime et pourtant peut-être cruciale à l'arrivée.

"Après le restart, il restait [27] tours", narre Gasly. "Je suis parvenu à doubler Lance au premier virage, et cela m'a beaucoup aidé pour le reste de la course. Lewis est rentré au premier tour, et après ça, j'étais tout seul. Cela m'a rappelé quand j'étais en [GP2], j'étais devant et je gérais ma course. Dans les cinq derniers tours, c'était vraiment dur, car mes pneus étaient complètement morts, j'étais en travers dans tous les virages, je voyais les autres me rattraper. J'aurais été vraiment dégoûté si j'avais perdu la victoire à ce moment-là."

L'écart entre Gasly et Sainz, qui est longtemps resté aux alentours des trois secondes, s'est ensuite stabilisé autour d'une seconde et demie jusqu'à l'avant-dernier tour, avant de chuter. "Je savais que plus Carlos se rapprochait, plus il allait pouvoir prendre l'aspiration", poursuit le Français. "Trois secondes était l'écart idéal, mais il allait se rapprocher de plus en plus. J'ai attaqué autant que possible, ce qui a dégradé les pneus, mais c'était la seule manière d'avoir le temps au tour nécessaire."

"Il était de plus en plus gros dans mes rétroviseurs.  J'ai vu qu'il ne se rapprochait plus une fois arrivé à 1,5 seconde d'écart, à part au dernier tour. Je l'ai gardé derrière moi, mais heureusement que la course n'était pas plus longue, car je n'avais plus de gomme sur ces pneus mediums à la fin."

La contre-performance des Mercedes

Gasly est en tout cas particulièrement surpris par le manque de performance des Mercedes après le drapeau rouge. Lewis Hamilton n'a pu remonter qu'à la septième place après sa pénalité, tandis que Valtteri Bottas s'est avéré tout bonnement incapable de dépasser qui que ce soit, à l'exception de l'Alfa Romeo en chute libre de Räikkönen : il a fini cinquième derrière Gasly, les McLaren et la Racing Point de Stroll.

Ainsi, quand Gasly a été informé de la sanction infligée à Hamilton, il ne croyait pas à la victoire. "À vrai dire, ils m'ont dit ça au moment du drapeau rouge, et je ne voulais pas me concentrer sur Lewis : je pensais qu'il allait faire son arrêt, remonter et finir la course 20 secondes devant nous. Pareil pour Valtteri, je pensais que ces deux-là allaient nous dépasser comme des fusées." Ça n'a pas été le cas, et le Français de 24 ans est devenu le premier tricolore vainqueur en Grand Prix depuis… 24 ans.

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À propos de cet article

Séries Formule 1
Événement GP d'Italie
Lieu Autodromo Nazionale Monza
Pilotes Pierre Gasly
Équipes Toro Rosso
Auteur Benjamin Vinel