McLaren veut éviter le burn-out avec le calendrier 2022

Andreas Seidl, directeur de McLaren, espère que le calendrier 2022 de la Formule 1, qui s'annonce chargé, saura préserver la santé des membres de son équipe.

McLaren veut éviter le burn-out avec le calendrier 2022

Le calendrier 2022 du Championnat du monde de Formule 1 sera publié le 15 octobre, lors de la prochaine réunion du Conseil Mondial du Sport Automobile. Avec l'arrivée du Grand Prix de Miami et les retours de plusieurs épreuves annulées à cause du COVID-19, la F1 se fixe un objectif de 23 courses. Néanmoins, contrairement à ces dernières années où le championnat a débordé jusqu'à décembre, la fenêtre de 2022 devrait être beaucoup plus petite.

"L'idée, c'est d'assurer que le calendrier ait le bon rythme", a commenté Stefano Domenicali, PDG de la F1, sur Sky Sports. "Il y a bien sûr des considérations liées aux périodes pour assurer que l'enchaînement soit bon d'un point de vue logistique. Ce que je peux vous dire sans révéler trop de choses, c'est que la saison prochaine commencera mi-mars et finira mi-novembre."

Malgré la promesse de "bon rythme", qui passera probablement par une réorganisation de l'ordre des courses afin de réduire au maximum les longs trajets, il faudra s'attendre à une multiplication des double-headers et des triple-headers, soit des courses organisées sur deux ou trois week-ends consécutifs, au grand dam des écuries. Andreas Seidl, patron de McLaren, s'inquiète notamment de l'état de fatigue des membres de son équipe, qui vont devoir travailler encore plus dur pour respecter les délais.

"Je ne veux pas parler du calendrier trop tôt car c'est à Stefano de le faire quand le moment sera venu", explique-t-il. "Mais nous avons une position claire sur ce que nous voulons voir au calendrier à l'avenir. Nous comprenons qu'une transition demande du temps mais notre position n'a pas changé. Le calendrier idéal compte 20 courses, avec peut-être 15 événements fixes et cinq événements en rotation pour explorer chaque année de nouveaux marchés et de nouveaux circuits. Dans l'organisation de ces 20 évènements, il est aussi important de préserver nos employés et l'environnement."

"Je pense que Stefano se penche là-dessus. Au final, ça fait partie de son travail et c'est sa responsabilité. Nous sommes convaincus qu'il trouvera le bon équilibre entre les intérêts commerciaux des équipes et la santé de nos gars, et de vous [les médias] qui faites aussi partie de ce cirque. Le plus important, c'est de bien dialoguer avec la F1, surtout avec Stefano. Et je pense que nous devons simplement attendre la publication [du calendrier]", conclut Seidl.

Dans le passé, Günther Steiner s'est dressé contre les triple-headers, mais aujourd'hui le directeur de Haas n'y voit aucune alternative compte tenu du nombre de courses prévues par le championnat.

"Il est possible que [la F1] intègre quelques triple-headers, pas beaucoup, pour s'assurer que le calendrier [2022] corresponde à nos attentes", indique l'Italien. "Au final, que ça nous plaise ou non, ça fait partie de notre travail et nous ne pouvons pas toujours avoir le dernier mot. Pour les personnes qui travaillent dans l'industrie du spectacle et dans les concerts, c'est un triple-header continu parce qu'elles ne rentrent pas chez elles quand une tournée commence, et ça dure six mois."

"Je ne sais pas combien [de triple-headers] il y aura l'année prochaine. Je suppose qu'il y en aura quelques-uns. Nous devons simplement faire du mieux que nous pouvons, parce que cela fait partie du métier désormais."

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