Renault ouvert aux idées de McLaren sur son moteur à long terme

Désormais lié à McLaren pour lui fournir des unités de puissances clientes, comme c'est également le cas de longue date avec Red Bull Racing, Renault n'exclut pas de travailler davantage main dans la main avec l'écurie britannique.

Renault ouvert aux idées de McLaren sur son moteur à long terme
Jolyon Palmer, Renault Sport F1 Team RS17, Stoffel Vandoorne, McLaren MCL32 en lutte pour une position
L'assemblage de la McLaren
Jolyon Palmer, Renault Sport F1 Team RS17, Stoffel Vandoorne, McLaren MCL32 et Lewis Hamilton, Mercedes AMG F1 W08
Cyril Abiteboul, directeur général Renault Sport F1
Nico Hulkenberg, Renault Sport F1 Team Team RS17, Stoffel Vandoorne, McLaren MCL32
Nico Hulkenberg, Renault Sport F1 Team RS17, Fernando Alonso, McLaren MCL32
Fernando Alonso, McLaren MCL32, Nico Hulkenberg, Renault Sport F1 Team RS17, Carlos Sainz Jr., Renault Sport F1 Team RS17, Felipe Massa, Williams FW40, lors du tour de formation
Carlos Sainz Jr., Renault Sport F1 Team RS17
Lando Norris, McLaren MCL32

Entendez par là que, du côté de Woking, on pourrait être force de proposition pour mettre la main à la pâte dans le travail mené par le Losange sur son moteur. Mais le constructeur français exclut qu'un tel scénario soit possible avant deux ans d'ici.

Avant de passer au bloc Renault, McLaren a collaboré trois saisons durant avec Honda en bénéficiant d'un statut d'usine et d'exclusivité, lui permettant d'influencer en grande partie la conception et l'intégration de l'unité de puissance nippone. McLaren envoyait d'ailleurs du personnel à l'usine Honda de Sakura, au Japon, pour renforcer le travail commun sur certains composants électriques du bloc propulseur.

Se séparant de la firme japonaise suite aux nombreux problèmes de fiabilité et de performance, McLaren s'est tourné vers Renault mais va d'abord devoir se conformer à une approche radicalement différente : celle d'être une équipe cliente qui doit tout simplement s'adapter au matériel fourni par son motoriste. En tout cas dans un premier temps.

Car l'équipe anglaise espère pouvoir avoir de l'influence sur Renault et sur ses développements, ce à quoi la marque française ne ferme absolument pas la porte. En revanche, l'entente est encore beaucoup trop jeune pour que ce soit à l'ordre du jour en 2018.

"C'est un peu complexe", confie à Motorsport.com Cyril Abiteboul, directeur général de Renault Sport Racing. "Tout d'abord, nous avons développé une unité de puissance complète avant de travailler avec McLaren, donc ce n'est pas comme avec Honda, qui était dépendant de McLaren. Nous avons tous les paramètres de l'unité de puissance sous notre responsabilité."

"Je pense que nous prendrons les choses étape par étape. Nous voulons être très pragmatiques. Clairement, pour 2018 et même pour 2019, il est très tard pour que McLaren puisse avoir une influence sur la partie matérielle du moteur. Ceci étant dit, nous voulons être humbles. Nous acceptons le fait que nous puissions améliorer notre produit, que nous devions l'améliorer, et nous serons ouverts à leurs suggestions."

"Je pense que c'est davantage pour le moyen ou long terme. Nous devons d'abord accepter que c'est un nouveau partenariat, nous devrons regarder comment il évolue, mais si ça fonctionne bien, si c'est une relation fructueuse et positive, alors il n'y aurait aucune raison de en pas aller plus loin que ce cycle de réglementation. Nous pouvons donc avoir une manière différente et plus connectée de travailler ensemble pour l'avenir à moyen ou long terme. Mais à mon avis, ce n'est pas pour avant 2020."

Avec son équipe d'usine engagée en F1, à laquelle s'ajoute la fourniture moteur à deux équipes clientes, Renault a toujours clamé que son approche ne changerait pas pour la saison à venir, en promettant de mettre à disposition de McLaren et de Red Bull exactement le même matériel que celui utilisé par l'écurie basée à Enstone.

Propos recueillis par Ben Anderson

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