Grosjean était un "trou du cul en tant qu'équipier"

L'ex-pilote de F1 Romain Grosjean apprécie l'atmosphère amicale qui règne en IndyCar. S'il veut bien sûr battre son nouvel équipier, Ed Jones, il souhaite aussi entretenir de bons rapports avec lui.

Après son premier roulage au volant d'une monoplace d'IndyCar, Romain Grosjean, qui va participer aux 13 courses routières et urbaines de la saison chez Dale Coyne Racing with RWR-Honda, s'est prêté au jeu des questions-réponses avec les médias.

Questionné sur son acclimatation à l'atmosphère plus détendue de l'IndyCar, le Français s'est montré positif. "C'est agréable. J'ai déjà bien échangé avec Sébastien Bourdais. Il était juste à côté de moi [dans les stands] donc ça a facilité les choses. Takuma Sato est aussi venu. J'ai vu quelques autres pilotes, comme Simon Pagenaud dans les stands. Il roulait, je l'ai salué et il m'a fait un signe. Globalement, tout se passe bien de ce côté."

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Grosjean s'est aussi étendu sur la relation avec son équipier Ed Jones, qui pilotera la voiture Coyne with Vasser Sullivan : "Nous nous entendons bien également. Je lui ai dit que j'avais l'habitude d'être un trou du cul en tant qu'équipier, par le passé. Mais maintenant, j'ai 35 ans et j'aimerais que nos rapports soient amicaux. Sur la piste, tu veux battre tout le monde, il n'y a aucun doute là-dessus. Mais en dehors, je pense que si l'on peut être amis, c'est génial... [L'atmosphère en IndyCar] est vraiment différente de ce à quoi je suis habitué."

Quant à la voiture, Grosjean a révélé avoir "juste dû s'ajuster un peu à [sa] nouvelle position de pilotage", avant d'ajouter : "Mais très vite, tout s'est mis en place, ce qui était bien. J'ai alors découvert les joies de ne pas avoir de direction assistée. Je ne regrette pas toutes ces heures passées à faire du sport, j'en ferai peut-être même un peu plus, juste au cas où..."

"C'est simplement le volant le plus dur auquel j'ai eu à faire. Durant les premiers tours, les muscles n'étaient pas assez échauffés ou prêts pour ça. C'était mieux à la fin, ce qui est toujours bon signe. Je saurai exactement comment travailler physiquement et que faire face à cela. Je sais aussi que physiquement, il s'agit de la piste la plus exigeante de l'année, ce qui est toujours bien pour débuter. Cela donne une référence. Mais oui, je pense pouvoir affiner mon entraînement. Je ne savais pas vraiment à quoi m'attendre et maintenant, c'est assez clair."

Romain Grosjean a aussi rassuré sur les problèmes liés à sa main gauche, sévèrement brûlée lors de son crash au Grand Prix de Bahreïn le 29 novembre dernier. "Ce n'est pas parfait", a-t-il admis. "Il y a une belle grosse ampoule sur mon pouce gauche qui n'est pas jolie à voir, mais pour piloter, ça allait. Ça ne faisait pas mal. J'étais prudent dans certaines courbes, mais de manière générale, cela ne m'a pas limité."

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Au cours de sa première journée au volant, une erreur dès le matin au virage 1 lui a fait perdre un peu de temps, puis il s'est familiarisé avec une piste aux conditions changeantes, puisque le thermomètre est grimpé jusqu'à 35°C. Le tricolore a mis son erreur sur le compte de sa recherche des limites.

"Dès que vous testez, vous devez trouver votre limite, ce que j'ai fait ce matin au virage 1", lâchait-il, pince-sans-rire. "Je n'en était pas très heureux, mais c'est arrivé et j'ai compris quelque chose qu'on pouvait faire en Formule 1, mais pas forcément en IndyCar. Donc c'était un bon apprentissage."

"Je suis juste allé trop vite. Quand je freinais, j'ai aussi pris l'accélérateur, ce que l'on fait dans les [virages] rapides. Mais, comme ici le différentiel est mécanique, cela a ouvert le différentiel et fait bouger la voiture, quand cette action la stabilise en F1. Cela faisait partie de mon apprentissage, je ne l'ai plus fait et c'était mieux."

Cette différence est loin d'être la seule avec la Formule 1. À l'inverse de nombreuses catégories, la F1 américaine n'utilise par exemple pas le Halo, mais l'Aeroscreen. Quoi qu'il en soit, il n'a pas été difficile pour Grosjean de s'adapter. "L'Aeroscreen fait qu'une partie de l'air ne rentre pas dans le cockpit, donc il fait chaud. Mais les systèmes d'aération du casque et à l'avant cockpit marchent très bien."

"Donc je pense que c'est très physique. Piloter ces voitures est difficile, d'une manière très différente de la Formule 1, où l'on se bat uniquement contre les forces G. Là, on se bat physiquement contre la voiture et son poids. Mais ça ne me dérange pas, c'est même agréable."

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