Jorge Martín a ressenti "un arm-pump de la jambe" !

Jorge Martín ne peut pas toujours être le meilleur performer du clan Ducati, et le rookie de l'équipe Pramac le sait bien ! Humble, celui qui estime avoir encore beaucoup à apprendre en MotoGP se satisfait d'une neuvième place à l'arrivée compte tenu des soucis rencontrés en course.

Jorge Martín a ressenti "un arm-pump de la jambe" !

Qualifié en cinquième position pour le départ du Grand Prix d'Aragón, Jorge Martín était le troisième représentant Ducati du top 5 sur la grille, les deux premières positions ayant été monopolisées par les machines factory du futur vainqueur Francesco Bagnaia et son équipier Jack Miller. Une meilleure performance que celle affichée sur le rythme de course en EL4 et au warm-up, lors desquels le pilote Pramac s'était classé respectivement septième.

La position du rookie à l'arrivée de la course, neuvième à 16"6 du vainqueur, aura donc une légère saveur de "peut mieux faire" pour celui qui a pris un départ moyen et a initialement trouvé de bonnes sensations et un rythme satisfaisant, avant de finalement demeurer à la lutte dans un groupe constitué de Fabio Quartararo, Takaaki Nakagami, Iker Lecuona et Álex Rins dans les derniers kilomètres de course ; mais elle apporte tout de même satisfaction au jeune pilote. Car après un résultat vierge à Silverstone, où un contact avec Marc Márquez avait mis un terme à sa course, relancer le compteur avec sept points au classement est toujours ça de pris. Un Márquez que Martin trouve d'ailleurs désormais devant lui à la dixième place du général, grâce aux 20 points de la seconde position du pilote Repsol Honda, dimanche.

"Ce fut un bon week-end pour moi d'une manière générale", parvient-il à se satisfaire au micro du site officiel du MotoGP. "Je me suis super bien senti sur la moto. J'étais toujours dans le top 6 ou 5 en essais. Mais oui, en course, j'ai souffert au niveau du grip avant et ma condition physique n'était pas si bonne ce week-end. Je ne sais pas pourquoi, mais j'ai eu du mal avec certains muscles. À la mi-course, j'ai eu beaucoup de mal et ne pouvais pas maintenir un super rythme… Quoi qu'il en soit, je suis heureux de la performance mais moins du résultat, car je pense que nous aurions pu faire un peu mieux. Mais je suis un débutant ; c'est comme ça que je progresse."

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Un "arm-pump de la jambe" !

Martín révèle avoir rencontré un problème en apparence similaire à celui de Jack Miller en course, avec des difficultés à actionner l'embrayage et une sensation inhabituelle au niveau de la jambe. Il semble néanmoins dédouaner la responsabilité de sa machine dans ces troubles et plus questionner sa propre condition physique.

"J'ai eu des soucis avec la jambe gauche", relate-t-il lors de son point presse. "Je ne pouvais pas rétrograder et j'avais beaucoup de mal au freinage. Je pense qu'il s'agissait plus de [ma] condition physique que de la moto car j'étais assez performant dans les premiers tours ; je réduisais même l'écart sur les premiers. Je me sentais super bien mais lorsque l'adhérence a chuté, j'ai rencontré des difficultés à maintenir le rythme – aussi à cause de ma condition physique. Je ne pouvais simplement pas descendre les rapports, comme lorsqu'on a un arm-pump. C'est comme un arm-pump, mais de la jambe, alors je ne sais pas… Je dois voir ça et décider quoi faire. J'étais vraiment inconstant et nous allons essayer d'y travailler…"

La course se sera donc achevée par une bataille avec Fabio Quartararo, huitième à l'arrivée après l'une de ses plus mauvaises performances de la saison. "Je poussais beaucoup car je souhaitais être devant, pas [simplement] devant Fabio", note-t-il, lorsqu'il lui est demandé s'il a apprécié le duel avec le leader du championnat. "Nakagami était aussi là et j'essayais aussi de conserver ma position. C'était agréable, j'ai essayé dans le dernier virage, je l'ai presque dépassé, mais j'ai tout donné pour simplement signer un 1'50"1 dans le dernier tour, alors vous imaginez les conditions ! C'était vraiment difficile. Au final, c'est un autre top 10, nous progressons et c'est le plus important."

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