Miller confiant pour la course après avoir appris de Bagnaia

Jack Miller sent qu'il a le potentiel pour décrocher un bon résultat au GP de Saint-Marin, aidé par des progrès en courbe dus à sa machine mais aussi à un style de pilotage inspiré de celui de Pecco Bagnaia.

Miller confiant pour la course après avoir appris de Bagnaia

Jack Miller a confirmé la bonne forme des Ducati sur le circuit de Misano en prenant la deuxième place des qualifications. L'Australien n'a pas pourtant eu droit qu'à une seule véritable tentative en Q2, à cause d'un premier run décevant et d'un premier tour troublé par des drapeaux jaunes lorsqu'il a fait son retour en piste. Il a finalement pu assurer le doublé à son équipe, à 0"249 de son coéquipier.

"[Pecco Bagnaia] a fait un travail fantastique", a déclaré Miller dans le parc fermé à l'issue de la séance. "Je me suis senti bien tout le week-end. J'étais un peu nerveux avant la séance, en partie à cause du risque de pluie. Je n'ai pas eu un tour fantastique avec le premier pneu. J'étais entouré par beaucoup de pilotes et ça m'a peut-être rendu nerveux."

"Avec le deuxième pneu, je me sentais vraiment bien mais j'ai eu deux drapeaux jaunes dans le premier tour. J'ai fait tapis dans le dernier tour. J'ai réussi à faire un bon chrono. Je suis resté dans les limites de la piste et je suis très content. C'est un résultat incroyable en qualifications pour le Grand Prix à domicile de l'équipe, un doublé. C'est fantastique !"

Miller avait déjà signé le deuxième temps des qualifications la semaine dernière mais un problème pour passer les rapports lui avait fait perdre des places le lendemain. Ce souci devrait rester "spécifique" à la couse disputée en Aragón et l'Australien se sent prêt à briller qu'il pleuve ou que la piste reste sèche ce dimanche, malgré un certain manque d'informations en raison des séances perturbées par la pluie en ouverture du week-end.

"Je me sens bien dans les deux types de conditions, depuis le début", a-t-il précisé en conférence de presse. "Je suis assez confiant pour [la course]. J'ai encore un petit doute : les séances sur piste humide ne permettent pas d'avoir beaucoup de tours pour comprendre les pneus et travailler sur la meilleure combinaison. Certains étaient très bons en medium [en EL4]. On a opté pour un tendre rodé. Il était bon mais on doit encore analyser ça. S'il pleut, je vais tout donner. Je suis content. Je me suis toujours bien qualifié ici mais pour une raison ou une autre, je n'ai jamais bien fini. Ce serait vraiment fantastique de remédier à ça."

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Miller doit encore finaliser sa sélection de pneus pour la course, après avoir passé en revue les différents types de gomme à sa disposition : "J'ai utilisé le medium toute la séance en EL1. Il n'était pas mauvais, assez constant. Aussi bon que possible avec une piste fraîche et sans gomme [déposée]. Le but était d'utiliser le tendre en EL3, pour recueillir des informations. C'était le pneu de course l'an dernier et on voulait voir comment la moto réagissait, à quel moment il y avait une dégradation, ce genre de choses. Je pense qu'on a de bonnes informations malgré une séance perdue. On doit analyser quel pneu perd le plus, lequel a des soucis de températures, etc, et faire notre choix."

Le samedi de Miller a également été marqué par un étonnant incident. Après l'abeille qui a troublé Fabio Quartararo à Alcañiz, c'est l'un des très nombreux moustiques présents sur le circuit qui s'est invité dans le casque du pilote Ducati : "Il y en a un qui a fini dans mon œil. C'était gênant pendant quelques tours. C'était bizarre. Ils formaient comme des tubes à certains endroits de la piste. Dans mon meilleur tour en EL3, il y en a aussi un qui est entré dans mon casque et qui ne voulait pas partir. Je devais regarder à travers lui."

"Heureusement, Gigi [Dall'Igna, directeur général de Ducati Corse] est un ingénieur", s'est amusé Miller. "Il avait un petit outil pour l'enlever de mon œil. On a de la chance que le Docteur Gigi soit là !"

La Ducati et la Miller ont progressé en courbe

Ducati a dominé la séance de qualifications, plaçant quatre de ses pilotes dans les cinq premières places de la grille. Rarement la Desmosedici a été autant à son aise à Misano et Johann Zarco a attribué une partie de cette bonne forme aux multiples séances d'essais auxquelles se prête le pilote d'essais de la marque, Michele Pirro, sur la piste italienne. Jack Miller souligne de son côté les progrès de sa machine dans les virages, après avoir déjà loué les gains en agilité de sa machine à Silverstone.

"[Ça fait] une énorme différence. Surtout dans le premier secteur, qui m'a l'air un peu plus bosselé dans les trois virages qui s'enchaînent. Je sens que les conditions sont vraiment moins bonnes qu'avant mais je n'ai jamais eu autant de confiance et une moto aussi réactive dans cette portion. Et dans la ligne droite opposée, puis dans le virage 11, qui est rapide... J'ai détesté ce virage presque toute ma carrière et il n'est pas si mauvais cette année. Ça a l'air de bien se passer. Je n'ai pas trop touché le vert, ce qui est toujours positif. J'espère ne pas recevoir de long-lap [en course]. Ça a vraiment bien fonctionné."

Miller a lui-même progressé dans les virages, en s'inspirant du pilotage de son coéquipier Pecco Bagnaia : "J'ai analysé ces choses et ce que j'ai vu l'an passé. C'est bien mieux cette année. Mes analyses sont vraiment payantes. L'an dernier, je pense qu'il passait 15 km/h plus vite que moi. Cette année, c'est 5 ou 6 km/h. Ce n'est pas trop mauvais. C'est sa spécialité, je pense que c'est lié à la façon dont il se déplace sur la moto, en utilisant plus les épaules. Il peut utiliser son corps pour la guider. Je suis plus à l'ancienne en déplaçant mes fesses. Ça ne marche pas très bien dans ce genre de virages."

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