Morbidelli : "Je suis revenu très tôt, mais c'était la bonne chose à faire"

Franco Morbidelli estime avoir vécu à Austin la course la plus dure de sa vie. Revenu rapidement après son opération du genou, il assume son choix et assure en tirer du positif malgré une condition physique qui ne lui permet pas pour le moment d'obtenir de bons résultats.

Morbidelli : "Je suis revenu très tôt, mais c'était la bonne chose à faire"

Après sa 18e place à Misano, Franco Morbidelli s'est classé 19e et dernier du Grand Prix des Amériques, deuxième course qu'il disputait depuis son opération du genou. Après avoir tenu jusqu'à la moitié de l'épreuve devant Danilo Petrucci, le pilote Yamaha s'est fait rattraper puis dépasser par son compatriote, avant de voir Takaaki Nakagami, pourtant reparti après une chute, se rapprocher à son tour et le reléguer à la place de lanterne rouge, pour finir à près de 50 secondes du vainqueur.

Ce résultat n'était pas vraiment une surprise pour Morbidelli, particulièrement mis à l'épreuve par la piste d'Austin. "Malheureusement, je n'ai pu faire que sept ou huit tours, ensuite j'ai dû beaucoup ralentir parce qu'il ne m'aurait pas été possible de terminer la course à ce rythme. Je n'avais plus de force dans la jambe, je n'arrivais pas à la remonter correctement dans les virages à gauche et dans les freinages à gauche, et puis changer de direction juste avec les bras et sans utiliser les jambes c'était vraiment difficile sur les bosses. Donc c'était vraiment fatigant. Ça a été la course la plus dure de l'année pour tout le monde, c'est certain, mais pour moi ça a été la course la plus dure de ma vie parce que vu la condition physique dans laquelle je suis actuellement, c'était un vrai challenge", a-t-il expliqué après la course.

Opéré fin juin pour une blessure du genou qui l'a gêné durant tout le début de saison avant d'être aggravée par un incident à l'entraînement, Morbidelli a repris la piste dès que son état le lui a permis, sans attendre d'être parfaitement remis. C'est un choix qu'il assume, même aujourd'hui lorsqu'il doit en passer par des courses aussi éprouvantes. "Il s'agit d'une guérison qui prend six mois et nous sommes clairement en train de forcer les délais. Ça fait maintenant trois mois et quelques jours que j'ai été opéré", rappelle-t-il.

"Oui, je suis revenu très tôt, mais c'était la bonne chose à faire, à mon avis, parce qu'il était important que je remonte sur la moto le plus tôt possible. Je n'aurais pas pu me permettre de rester six mois loin de la moto. C'était quelque chose que je n'aurais pas voulu faire. Pour le moment, tout se passe bien. C'est sûr, les résultats ne sont pas bons, mais je ne dois pas y prêter trop d'attention parce qu'il y a beaucoup de choses qui ne sont pas au top et que je dois donc essayer d'améliorer. Ce qui est important, c'est la courbe de rendement et, à mon avis, elle va vers le haut alors ça me donne confiance."

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Franco Morbidelli, Yamaha Factory Racing

Incapable de s'imaginer à l'arrêt plus longtemps après une convalescence déjà éprouvante et frustrante en pleine saison, le pilote italien continue à être suivi de près notamment par Carlo Casabianca, préparateur physique de VR46. "À mon avis, on a fait du très bon travail. En tout cas, je suis en piste. Mon genou ne me fait pas trop mal quand je suis sur la moto. En fait, je manque simplement de force, alors ça veut dire qu'on a fait du très bon travail en ce qui concerne la rééducation du genou en elle-même. Le reste viendra avec le temps", assure-t-il.

"[Je fais] de la kiné une ou deux fois par jour quand je suis à la maison. Et avec ça, je fais aussi des exercices pour gagner en muscle dans la jambe, et des exercices pour garder la forme dans le haut du corps tout en essayant de faire aussi un peu de cardio, sans trop en demander au genou au risque de faire un pas en arrière. C'est donc une procédure assez délicate. J'étais censé rester dans mon canapé pour guérir et faire juste quelques exercices. Mais je ne veux pas faire ça parce que je suis pilote, j'aime rouler. Et puis, cette super opportunité [de rejoindre l'équipe officielle Yamaha, ndlr] s'est présentée, donc j'accélère un peu les délais. Mais si on agit en intelligence comme aujourd'hui, et si on est prêts à beaucoup travailler comme on le fait actuellement, ça pourra bien se terminer, donc je suis content."

"On doit être prudents, c'est sûr, mais tout se passe bien", promet Morbidelli. "J'ai mal mais c'est une douleur supportable, je peux la gérer avec des antidouleurs. J'ai juste eu besoin de ralentir mon rythme pendant cette course, mais je peux gérer quelques tours d'essais. Et puis à Misano, qui est une piste qui tourne à droite, j'ai pu faire toute la course en maintenant un rythme régulier au vu de mes possibilités à ce moment-là. Ici, ça n'a pas été le cas parce que la piste est vraiment exigeante et qu'elle tourne à gauche. Je pense cependant que ces kilomètres que j'engrange et le contact que j'ai avec l'équipe en ce moment sont vraiment importants pour l'année prochaine, c'est certain."

"Dans l'ensemble, ça a été un week-end positif pour moi. On a amélioré notre vitesse, j'ai amélioré mes sensations avec la moto et j'ai pu progresser. Pendant les essais, on a vu que j'étais plus haut classé qu'à Misano, donc c'est positif. Maintenant, il y a deux semaines avant Misano 2, donc je vais essayer de continuer à guérir et de m'entraîner un peu plus. Je suis curieux de retourner à Misano et j'espère y voir quelques améliorations, parce que je pense qu'on a bien travaillé pendant le week-end ainsi que lors du test de Misano, donc j'espère que l'on pourra voir quelques améliorations."

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