Rossi inquiet quant au risque de pluie ce week-end

L'Italien sait que sa Yamaha ne s'est pas montrée sous son meilleur jour dans des conditions pluvieuses cette saison. Il espère donc passer entre les gouttes au Japon.

Les trois semaines de repos entre le Grand Prix d'Aragón et celui du Japon ont sans doute fait le plus grand bien à Valentino Rossi, qui a pu achever sa convalescence suite à sa double fracture tibia-péroné survenue le 31 août.

Bien plus frais physiquement, après une dernière manche qu'il a surtout mise à profit pour ne pas perdre le rythme et accélérer, comme il a pu le déclarer alors en conférence de presse, sa récupération – ce qui l'a nullement empêché de signer un brillant troisième chrono en qualifications et une courageuse cinquième place en course –, le Docteur aborde donc la manche nippone du calendrier avec le sourire.

Sur un circuit qui lui sied bien, même si sa dernière victoire sur le Twin Ring remonte tout de même à 2008, le pilote Yamaha espère donc bien créer la surprise, comme il avait su le faire l'an dernier en claquant la pole position (sa dernière à ce jour).

Mais l'exercice du samedi, l'Italien n'en a guère peur, et celui-ci préfère se tourner vers ce qui peut présenter un impact concret au championnat, à savoir la course. Or, s'il y a bien un domaine où le bât blesse, c'est bien le dimanche, où les Yamaha officielles éprouvent des difficultés à tenir un rythme correct sur toute la distance. 

L'usure du pneu arrière, un problème persistant chez Yamaha

"Il faut qu'on essaye de travailler pour progresser surtout en fin de course, où on semble en difficulté", reconnaît le numéro 46, qui ne se voile pas la face quant aux difficultés de la marque aux trois diapasons pour ménager la gomme arrière, dont l'usure prématurée et prononcée est à l'origine de ce manque d'allure. 

Et si le titre n'est plus un objectif réaliste – bien qu'encore à sa portée sur le plan mathématique –, Rossi entend mettre à profit les dernières échéances de l'année pour faire progresser sa machine dans ce domaine. "Il est très important de travailler maintenant pour l'année prochaine, malheureusement il faudra du temps pour régler cela", reprend-il. "On a vu qu'on pouvait progresser sur certains aspects, qui pourraient être l'électronique mais aussi le châssis ou en tout cas la répartition des masses."

Chez Yamaha, on dispose donc déjà de quelques pistes d'amélioration en vue de 2018. Cependant, le problème de la forte dégradation du pneu arrière ne devrait pas être prédominant ce week-end, sur un circuit d'accélération-freinage qui ne stresse pas outre mesure les pneumatiques. "À mon avis, des trois pistes [outremers], c'est ici que, sur le papier, le pneu arrière devrait le moins souffrir parce qu'il n'y a pas de virages particulièrement stressants et généralement le grip de cette piste aide. Mais, comme on l'a souvent vu cette année, il faut prendre la piste et ensuite on verra."

La pluie attendue ce week-end devrait néanmoins brouiller le travail de Yamaha sur le comportement de ses pneumatiques dans des conditions "normales". Un paramètre d'autant plus regrettable pour Rossi que celui-ci est plutôt à l'aise sur le Twin Ring sur piste sèche. "Ce serait dommage parce que l'année dernière j'étais très rapide sur le sec – même si ensuite j'étais malheureusement tombé – tandis que sous la pluie je suis un peu plus inquiet", explique-t-il. "Cette année, je n'ai pas été particulièrement rapide sur le mouillé. Mais ce sera aussi une bonne façon d'essayer d'améliorer la moto, parce que l'année dernière on était très forts sur le mouillé alors on ne comprend pas."

Il est vrai que les M1 ont témoigné d'un manque de vitesse inquiétant sur le mouillé cette année. Et encore plus lorsque les conditions sont mixtes, avec un niveau d'eau limité sur le tarmac, comme ce fut le cas lors de la première journée d'essais en Aragón, que Maverick Viñales et Rossi avaient bouclé respectivement aux 17e et 20e positions aux temps combinés. "Au bout de quelques tours, le pneu arrière commence à beaucoup perdre en grip", analyse Rossi. "Pour moi, si c'est full wet ça n'est pas trop mal, mais s'il n'y a pas beaucoup d'eau on est en difficulté."

Avec Léna Buffa

 
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