Bottas regrette la position de la FIA sur les propos politiques

Valtteri Bottas a exprimé son désaccord avec le durcissement par la FIA de l'interdiction des discours politiques de la part des pilotes, estimant que les athlètes devraient "être libres de dire ce qu'ils veulent".

Valtteri Bottas, Alfa Romeo C42

En décembre dernier, la publication par la FIA d'une nouvelle version du Code Sportif International (CSI) avait mis en lumière un durcissement des règles concernant les discours que pouvaient tenir les participants aux compétitions organisées sous l'égide de la fédération. Ainsi, est désormais considérée comme une infraction "la formulation générale et l'affichage de déclarations ou de commentaires politiques, religieux et personnels [...] sauf approbation préalable par écrit de la FIA pour les compétitions internationales" (article 12.2.1.n).

Au sortir d'une période durant laquelle les pilotes se sont exprimés plus ou moins librement sur un certain nombre de sujets, allant notamment de la question de l'injustice raciale à celle de l'environnement en passant par l'homosexualité, cette révision des règles a créé une polémique, la FIA se voyant accusée de vouloir museler les sportifs alors que la discipline connaît un regain de popularité et se développe dans des régions du monde où certains droits ne sont pas protégés.

Pour Valtteri Bottas, pilote Alfa Romeo, la mise en place de ces nouvelles limitations est anormale même s'il a son opinion sur ce qui les motive. "Je pense que tout le monde devrait avoir le droit de dire ce qu'il veut et de faire plus de choses qui lui chantent ou pour lesquelles il a une passion", a déclaré le Finlandais pour Sky Sports. "Les gens, dans ce domaine, devraient être libres de dire ce qu'ils veulent."

"D'une certaine manière, je ne vois pas l'utilité d'inscrire ce genre de choses dans les règles mais, si vous prenez cela sur le plan politique, disons que du côté de la F1 ou des organisateurs lors d'une course, ils ne veulent pas qu'il y ait de vagues. Mais, en temps normalement, quand nous nous exprimons, c'est pour essayer de rendre le monde meilleur. C'est mon opinion. Je ne crois pas que ce soit nécessaire... mais c'est la Formule 1."

Ces dernières années, plusieurs actions de la part de figures de la discipline ont suscité de la controverse, notamment quand Lewis Hamilton avait arboré un t-shirt de protestation face à la mort de Breonna Taylor (portant le message "Arrêtez les policiers qui ont tué Breonna Taylor") sur la première marche du podium au Grand Prix de Toscane 2020, ce qui avait déjà conduit à un durcissement des règles liées au protocole.

L'an passé, Sebastian Vettel a fait l'objet de critiques de responsables politiques après avoir présenté et porté lors des premiers jours du GP du Canada un casque sur lequel était écrit "Stop à l'exploitation des sables bitumineux - Le crime climatique du Canada", notamment décoré par une conduite de pétrole, dénonçant l'exploitation de gisements de bitumes dans l'Alberta, vaste projet industriel qui consiste en l'extraction de bitume via d'immenses puits à ciel ouvert, sur des terres auparavant forestières.

Les deux hommes ont par ailleurs été au centre de discussions liées à leur soutien affiché, entre autres sur leur casque, à la communauté LGBTQ+ dans des pays où l'homosexualité est pénalisée ou publiquement dénoncée.

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