Tom Chilton - La Class One sonnera la fin des concurrents privés

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Tom Chilton - La Class One sonnera la fin des concurrents privés
Par : Emmanuel Rolland
10 nov. 2016 à 11:45

Le pilote britannique redoute une forte baisse des voitures sur la grille, et la disparition des équipes privées, si le championnat adopte bel et bien la nouvelle réglementation Class One.

Tom Chilton, Sébastien Loeb Racing, Citroën C-Elysée WTCC
Tom Chilton, Sébastien Loeb Racing, Citroën C-Elysée WTCC avec des hôtesses du WTCC.
Tom Chilton, Sébastien Loeb Racing, Citroën C-Elysée WTCC
Tom Chilton, Sébastien Loeb Racing, Citroën C-Elysée WTCC
Tom Chilton, Sébastien Loeb Racing, Citroën C-Elysée WTCC
Départ de la course
Le départ
Ambiance sur la grille de départ
Départ de la course - GT500
Daniel Nagy, Honda Civic Team Zengo, Honda Civic WTCC
John Filippi, Campos Racing, Chevrolet RML Cruze TC1
Tom Coronel, Roal Motorsport, Chevrolet RML Cruze TC1
Mehdi Bennani, Sébastien Loeb Racing, Citroën C-Elysée WTCC
James Thompson, All-Inkl Motorsport, Chevrolet RML Cruze TC1

Alors que le DTM et le Super GT travaillent depuis quelques années à l'élaboration d'une réglementation commune, la Class One, le WTCC pourrait à son tour adopter ces nouvelles règles dans un futur proche.

Un changement de cap qui inquiète Tom Chilton, actuellement au volant d'une Citroën du Sébastien Loeb Racing, et protagoniste du championnat depuis 2012.

"Je suis un peu inquiet lorsque je vois la nouvelle réglementation, la Class One", a ainsi confié le pilote britannique à Motorsport.com. "Ça va rendre cela encore plus coûteux, n'est-ce pas ? Plus d'aéro, plus de travail en soufflerie, davantage d'utilisation de la fibre de carbone. Plus de pièces qui vont s'enlever, et que vous devrez refixer après une petite touchette avec une autre voiture. Cela va coûter plus d'argent."

À l'heure actuelle, le sort des équipes privées est l'une des problématiques des organisateurs du WTCC. En 2016, cette catégorie ne compte que huit voitures - les trois Citroën du Loeb Racing, la Chevrolet du Campos Racing, celle du ROAL Motorsport, et celle du Münnich Motorsport, ainsi que les deux Honda Civic du Zengo Motorsport.

Pour Tom Chilton, les concurrents privés verront leur avenir menacé dans la série avec l'arrivée de la réglementation Class One.

"Je pense que si la Class One arrive, j'en suis presque certain - à moins que je ne sois sur un programme d'usine ou semi-privé -, je ne serai plus de la partie", poursuit-il. "Cela deviendra juste trop. Et alors le peloton disparaîtra. Si vous perdez les pilotes indépendants, vous n'aurez que dix voitures."

Je pense que si la Class One arrive, je ne serai plus de la partie. Cela deviendra juste trop.

Tom Chilton.

Difficile en effet d'imaginer comment les voitures actuelles du championnat WTCC pourront s'adapter à la future réglementation Class One, qui rendra les voitures plus agressives et plus performantes.

"Vous ne pouvez pas avoir une vieille Citroën et une vieille Chevrolet converties en Class One, cela n'est pas possible", continue Tom Chilton. "Il y aura alors une autre grille, la TC1 sera "la deuxième catégorie" en fait, pour maintenir ces voitures sur la grille. Alors vous aurez votre propre course à l'arrière."

"Mais, je n'aime pas courir dans une catégorie inférieure, je veux être dans la meilleure catégorie. Si la Class One doit se faire, ils devront attirer davantage de constructeurs pour étoffer la grille. [Les voitures] sont très impressionnantes, mais pour être impressionnantes, cela coûte de l'argent."

Des budgets adaptés ?

Les partenaires seront-ils prêts à investir des sommes encore plus colossales pour poursuivre leur implication dans le WTCC nouvelle ère ? Tom Chilton en doute fortement.

"J'ai toujours été assez bon pour trouver des sponsors", répète Tom Chilton. "Cela fait 15 ans que je le fais, j'ai eu quelques saisons payées par des constructeurs, mais ce n'était que quelques saisons. Mais, à chaque fois que vous essayer de trouver des sponsors, et que les budgets augmentent tous les ans, vous devez toujours expliquer : 'il y a de plus en plus de gens qui viennent nous voir sur les circuits, il y a des pilotes de renom qui arrivent, nous allons être diffusés dans davantage de pays, et sur davantage de chaînes."

"Mais on arrive à un certain point où on se dit : 'Combien vous pouvez dépenser pour du supertourisme ?' Et je dirais que nous sommes sur le point d'être trop coûteux désormais. Même pour moi, qui suis plutôt bon pour trouver des sponsors, je suis proche de dire que nous ne devrions pas y retourner, ce qui est fou."

Réduction des coûts

Pour Chilton, le WTCC doit au contraire revenir à ses fondamentaux, à savoir des voitures proches de la production, et est également favorable à une réduction des déplacements sur la saison. 

"Je pense que ce dont nous avons besoin, ce sont des voitures sans éléments en fibre de carbone, le carbone doit être banni, c'est juste trop onéreux", explique-t-il. "Je n'endommage pas ma voiture à chaque course, mais ma note était déjà astronomique. C'est donc quelque chose de lourd pour moi."

"En dehors de ça, les moteurs sont trop coûteux, mais nous n'en n'avons qu'un sur toute l'année, ce n'est pas comme si nous en utilisions cinq, en général ils sont assez fiables. Nous avons 12 courses autour du monde, ce qui coûte de l'argent, avec les vols et tout le reste. Si vous réduisez cela à 10 meetings, cela réduit bien évidemment les coûts également."

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Séries WTCC
Pilotes Tom Chilton
Auteur Emmanuel Rolland
Type d'article Actualités